25 août 2026

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Juillet 2019, mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde

Selon les données publiées ce lundi 5 août par le service européen Copernicus sur le changement climatique, le mois de juillet 2019 a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde.

C’est un constat inquiétant. Le mois de juillet 2019 a battu tous les records de chaleur. Les températures ont été en moyenne de près d’un demi degré plus élevées qu’en juillet 2016, l’année du précédent record. Elles ont surtout dépassé de 1,2 degré les moyennes enregistrées à l’époque préindustrielle.

Une canicule courte mais intense a touchĂ© plusieurs pays de l’Europe de l’Ouest, la France en particulier, mais aussi l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas.

Les tempĂ©ratures ont Ă©tĂ© au-dessus de la normale en Alaska, au Groenland, dans certaines parties de SibĂ©rie, de l’Antarctique ainsi qu’en Asie centrale.

Cette hausse de tempĂ©ratures a touchĂ© aussi le continent africain. « Effectivement, notre carte est globale, elle est basĂ©e sur l’utilisation de donnĂ©es satellites, de donnĂ©es au sol et de modèles, qui permet d’avoir une vision cohĂ©rente de l’Ă©tat de l’atmosphère Ă  la fois dans l’espace et dans le temps. En juillet 2019, on a effectivement constatĂ© que le continent africain Ă©tait plus chaud que la normale, de l’ordre de deux degrĂ©s plus chaud que la moyenne de 1980 Ă  2010. Exception faite du nord-ouest de l’Afrique oĂ¹ les anomalies Ă©taient plutĂ´t nĂ©gatives. L’Afrique n’Ă©chappe pas au rĂ©chauffement global Â», dĂ©veloppe Jean-NoĂ«l ThĂ©paut, prĂ©sident de Copernicus, programme europĂ©en d’observation de la Terre.

Pour Copernicus, il n’y a pas de doute : ce juillet 2019, le mois le plus chaud jamais observĂ© dans le monde, est la consĂ©quence directe du rĂ©chauffement climatique. Et avec la poursuite des Ă©missions degaz Ă  effet de serre, prĂ©vient–il, les tempĂ©ratures ne feront qu’augmenter et des records continueront Ă  Ăªtre battus.

Les scientifiques du Giec [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] alertent les gouvernements en disant qu’au-delà de 1,5 degré on arrive un petit peu dans l’inconnu en termes d’impact dans les changements climatiques.

rfi