16 septembre 2026

Seneinfo

Restez toujours informé

Mafia sexuelle à Saraya : comment un policier nigérian facilitait le passage des jeunes filles

L’antenne de la Division nationale de lutte contre la traite de personnes et les pratiques assimilées (DNLT de Kédougou a démantelé un réseau transfrontalier de proxénétisme et de traite de personnes basé à Banikoto, dans le département de Saraya.

La principale suspecte, J. Moses, alias « Lizzy », une ressortissante nigériane, a été déférée le 11 septembre dernier au parquet de Kédougou pour association de malfaiteurs, proxénétisme et traite de personnes. L’affaire a éclaté le 9 septembre, à la suite d’un signalement concernant la présence de quatre jeunes filles nigérianes, D. F. Iwatt, F. Godwin, G. Sunday et C. Godwin, « séquestrées et livrées à la prostitution » dans une habitation de fortune, rapporte Libération.

L’enquête a révélé un mode opératoire bien rodé. La mise en cause bénéficiait de la complicité de « ses acolytes établis au Nigeria, dont un agent de la police aux frontières », qui facilitait le passage vers le Bénin et fournissait de « fausses cartes nationales d’identité nigériane ». Les victimes étaient ensuite acheminées par bus jusqu’au Mali, avant d’être « exfiltrées » vers le Sénégal à bord de moto-taxis, précise le journal.

Contraintes à la prostitution, enchaîne la même source, les jeunes femmes devaient reverser « l’intégralité de leurs revenus » à « Lizzy », pour des sommes allant de 304 000 à 1,5 million de francs CFA. La suspecte a reconnu avoir « blanchi » et investi ces fonds dans la construction de deux restaurants, à Banikoto et au Mali, ainsi que dans des tontines au Nigeria.

À l’issue de l’enquête, « Lizzy », a été placée sous mandat de dépôt, tandis que les quatre victimes ont été confiées au centre d’accueil de l’ONG « La Lumière » à Kédougou, conclut Libération.

Senewebnews-RP.