Depuis la rentrĂ©e 2018, les portables et autres smartphones sont interdits d’usage dans l’enceinte des Ă©coles et des collĂšges de France. Une plutĂŽt bonne nouvelle si l’on en croit les derniers rĂ©sultats d’une Ă©tude menĂ©e aux Ătats-Unis. L’usage de ces appareils Ă©lectroniques rendrait en effet difficile la comprĂ©hension des textes Ă caractĂšre scientifique.Vous aimez nos ActualitĂ©s ?Inscrivez-vous Ă la lettre d’information La quotidienne pour recevoir nos toutes derniĂšres ActualitĂ©s une fois par jour.
En 2017, une Ă©tude avait montrĂ© que les personnes utilisatrices de smartphones et autres Ă©quipements Ă©lectroniques connaissaient des difficultĂ©s Ă comprendre les textes au contenu scientifique qui leur Ă©taient donnĂ©s de lire. Aujourd’hui, de nouveaux travaux viennent le confirmer et donner une possible explication du phĂ©nomĂšne.
Des chercheurs de l’universitĂ© de lâĂtat de Pennsylvanie (Ătats-Unis) ont eu recours Ă l’imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique fonctionnelle (IRMf) pour explorer l’activitĂ© cĂ©rĂ©brale de leurs volontaires. Ils ont dĂ©couvert que l’envoi frĂ©quent de textos avec un smartphone ou la lecture sur tablette sont corrĂ©lĂ©s nĂ©gativement avec l’activitĂ© de zones du cerveau essentielles Ă l’intĂ©gration de textes complexes tels que les textes scientifiques.

Lâusage frĂ©quent dâappareils Ă©lectroniques semble rĂ©duire lâactivitĂ© de certaines rĂ©gions de notre cerveau : le cortex insulaire gauche et le gyrus frontal infĂ©rieur. Deux zones parmi les plus importantes pour le traitement de lâinformation, car elles permettent, entre autres, de prĂȘter attention et de comprendre le langage. © geralt, Pixabay License
Un lien de cause Ă effet qui reste Ă confirmer
Les textes Ă contenu scientifique, en effet, contiennent gĂ©nĂ©ralement des informations interconnectĂ©es. Qui doivent ĂȘtre liĂ©es les unes aux autres par le lecteur afin qu’il en comprenne le sens gĂ©nĂ©ral. Or «âceux qui utilisent quotidiennement et de maniĂšre excessive leur smartphone semblent dĂ©velopper des difficultĂ©s Ă hiĂ©rarchiser et Ă structurer les concepts scientifiquesâ», explique Ping Li, professeur Ă l’universitĂ© de l’Ătat de Pennsylvanie.
Les chercheurs soulignent malgrĂ© tout que des travaux supplĂ©mentaires devront ĂȘtre menĂ©s pour Ă©tablir un lien de cause Ă effet. Cependant, ces travaux pourraient dĂšs Ă prĂ©sent avoir des implications pour l’Ă©ducation. «âĂ l’heure actuelle, nous n’avons en effet que peu de connaissances sur la maniĂšre dont le cerveau d’un collĂ©gien rĂ©agit face Ă des concepts scientifiques fondamentauxâ», conclut Ping Li.
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