En Italie, un jeune couple sénégalais, Ndiassé Sall et son épouse Rouba Ndaw, a péri dans des circonstances tragiques, asphyxié au monoxyde de carbone dans son sommeil. Quatre jours après le drame, leur fillette de 7 mois, qui luttait pour sa survie en soins intensifs à l’hôpital Maggiore de Parme, a finalement succombé à son tour, ce mardi 3 novembre 2026. Depuis Louga, Madiagne Sall, le père de Ndiassé, s’est précipité en Italie pour faire face à l’impensable : la perte de son fils aîné, de sa petite-fille et de sa nièce, Rouba Ndaw, qui était également la cousine germaine de Ndiassé.
Dans un témoignage poignant rapporté par L’Observateur, Madiagne Sall revient sur les circonstances du drame et ses derniers échanges avec son fils. Selon ses explications, Ndiassé Sall et son épouse venaient tout juste d’emménager dans un nouvel appartement à Mezzani, dans la province de Parme. Le logement ne disposait pas encore d’une installation de chauffage central. Pour se protéger du froid de la nuit, le couple avait alors allumé un brasero alimenté au charbon de bois. Le monoxyde de carbone dégagé par la combustion s’est propagé dans l’habitation, provoquant l’asphyxie des occupants pendant leur sommeil.
Leur bébé de 7 mois, héliporté en urgence dans un état critique, avait été placé sous assistance respiratoire. Malgré les efforts du personnel médical et quatre jours de lutte en soins intensifs, elle n’a malheureusement pas survécu. Seul rescapé de ce drame, leur fils de 14 ans, qui a également été témoin de cette tragédie, a pu être sauvé.
Mais au-delà des circonstances du drame, le père endeuillé reste profondément marqué par ses derniers échanges avec son fils. Une semaine avant sa disparition, Ndiassé, qui présidait avec ferveur le dahira mouride local et participait à l’organisation des grands rendez-vous religieux de la communauté sénégalaise entre Reggio Emilia et Modène, lui avait envoyé des listes de sourates à réciter, tout en lui recommandant de multiplier les prières et les nafilas. « C’était en réalité son dernier cadeau d’adieu », confie Madiagne Sall, encore bouleversé par ce souvenir.
Ancien émigré, rentré au Sénégal après avoir fait venir ses enfants en Italie dans le cadre du regroupement familial en 2010, Madiagne Sall dit s’en remettre au destin. En attendant l’autorisation des autorités italiennes pour le rapatriement des trois corps vers Louga, le patriarche a tenu à saluer l’élan de solidarité et la mobilisation exceptionnelle de la communauté sénégalaise établie en Italie, qui accompagne la famille dans cette douloureuse épreuve.
SenewebNews-RP.

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